Regardez cette histoire d’une grand-maman qui a enseigné une génération de jeunes à être plus généreux.
Mes grands-parents maternels se faisaient appeler Gwam et Gappy par leurs petits-enfants; des surnoms étranges, comme seuls les enfants peuvent en inventer. Mais ces surnoms leur convenaient bien car ils étaient affables, empreints d’une extrême sollicitude et avaient de solides valeurs sociales et familiales. Toutes ces valeurs étaient représentées dans le club qu’ils ont créé pour leurs vingt-quatre petits-enfants : Le Club de grand-maman.
Le jour de nos anniversaires, nous recevions une lettre accompagnée d’un chèque de 500 $. Or, le chèque n’était pas pour nous : nous devions redistribuer cette somme au profit de cinq organismes de bienfaisance. Ma grand-mère a rédigé un texte de quelques pages pour expliquer les conditions liées à ce chèque, nous rappeler l’existence de personnes moins bien nanties que nous, et les responsabilités sociales qui incombaient à notre génération. Elle nous rappelait notre devoir d’aide envers les gens dans le besoin que l’on croiserait, tout au long de notre vie.
Nous avions donc le mandat de trouver cinq organismes de bienfaisance à qui donner 100 $. Nous devions par la suite écrire à nos grands-parents pour énoncer et justifier nos choix. Après avoir accompli cette tâche, nous étions officiellement admis dans le « Club» et recevions un autre chèque de 500 $, celui-là pour notre propre bénéfice. C’était notre cadeau d’anniversaire, sous conditions.
Vous avez peut-être de jeunes enfants, des nièces ou des neveux ou des petits-enfants avec qui vous pourriez faire de même. Vous pourriez « subventionner » leur entrée dans le Club (il y a de la place) ou faire quelque chose de différent. Faites-nous savoir ce que vous en pensez. Ce n’est qu’une idée parmi d’autres pour encourager les gestes philanthropiques.
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